La prochaine séance mensuelle de la Société d’émulation du Jura aura lieu le samedi 17 octobre à 15 heures, à Poligny, à la salle d’honneur de l’hôtel de ville. Au programme :
L’Association franc-comtoise et la recherche régionale (1898-1953)
Claude-Isabelle Brelot
La Fédération des sociétés savantes de Franche-Comté, créée en 1898 à l’initiative de Jules Gauthier, archiviste du Doubs, n’a pas limité son action au développement de la sociabilité savante et aux banquets gastronomiques qui ont ponctué ses congrès annuels et qui ont souvent suscité l’ironie.
Son programme initial est ambitieux : organiser la recherche historique et archéologique à l’échelle régionale.
La réalisation de ce programme n’a pas été facile : la Fédération ne s’est pas donné les moyens de le mettre en œuvre, pour des raisons que l’on connaît mal, les archives de la Fédération n’ayant pas été conservées. Esprit de clocher et individualisme l’ont sans doute emporté. Frustrations et découragement s’ensuivent dès 1909.
C’est après la Seconde Guerre mondiale que le Bulletin de la Fédération amorce non sans difficulté un début de réalisation. Aussi des relais s’affirment-ils : l’Université de Besançon reprend la tradition des cours d’histoire comtoise et l’Institut d’études comtoises et jurassiennes lance la Bibliographie comtoise. Les initiatives privées comblent quelques lacunes. Les Directions d’archives des départements préparent des dictionnaires biographiques édités par des éditeurs privés locaux. Surtout, la décentralisation administrative, à la fin des années 1970, affirme le rôle de l’Etat et des Régions.
Bref, l’institution de la Fédération demeure faible, malgré la relance de cette association et de ses congrès périodiques en 2002. Qu’en sera-t-il dans les années qui viennent ?
Montciel, Dépôt de mendicité puis Hospice départemental de la vieillesse 1860 – 1948
Evelyne Guillaume
Le bâtiment de Montciel, aujourd’hui occupé par un établissement scolaire est bien connu des lédoniens et des jurassiens qui empruntent la route qui même jusqu’aux hauteurs boisés de la ville mais ils connaissent moins son histoire .
Construit en 1859-1860, pour abriter le dépôt de mendicité départemental ainsi qu’un hospice de vieillards , il deviendra au cours des XIXe et XXe siècles l’hospice départemental de la vieillesse.
La présentation de sa construction, de la vie de ses pensionnaires et de son évolution au fil des événements historiques , jusqu’à sa fermeture en 1948 et son transfert au ministère de l’Education nationale montrera également l’évolution du traitement de la mendicité et surtout des vieillards par la société.
